Les personnes transgenres en hausse avec les jeunes ?



  • L'article suivant "Transgenre: l'Université de Caen valide le changement de prénom" mentionne les progrès des universités sur le sujet. Mais ce qui a retenu mon attention, c'est le nombre d'étudiants concernés : environ 50 ! Aux réunions d'Outrans à Paris, j'avais bien noté une proportion élevée de jeunes mais là je suis vraiment surprise. 

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    Jeudi 26 avril 2018, l'Université de Caen (Calvados) a accordé l'utilisation du prénom d'usage pour les étudiants transgenres, à compter de la rentrée prochaine. En décidant de passer outre l'État civil, l'Université souhaite "répondre aux étudiants en souffrance".

    Dès la rentrée 2018, les étudiants transgenres pourront demander que leur prénom d'usage soit utilisé, dans le cadre de l'Université de Caen (Calvados).

    Mardi 24 avril, la polémique était lancée:  une cinquantaine d'étudiants, transgenres ou non, accompagnés de syndicats étudiants, se sont réunis face à la présidence de l'université, après avoir adressé une lettre ouverte au président pour demander l'autorisation d'utiliser leur nom d'usage. Déjà avant cette lettre, et face aux décisions d'autres universités en France, l'université de Caen réfléchissait à la question. C'est un vrai sujet, "depuis que l'université de Lille a accordé le nom d'usage, explique-t-on du côté de l'université, mais il restait quelques problèmes d'ordre technique à régler".

    L'Université anticipe les décisions de l'État civil

    Problèmes visiblement résolus. À la rentrée de septembre, les étudiants transgenres pourront utiliser leur prénom d'usage dans leurs adresses mails universitaires, sur leurs sessions informatiques, dans les listes d'appel et sur leurs cartes d'étudiants sans avoir besoin d'une validation de l'État civil. En revanche pour les examens, les bulletins de notes, les diplômes et autres documents officiels, c'est toujours le prénom d'État civil qui prime. L'heure est pour l'instant à la concertation du côté de l'Université pour déterminer qui va se charger de ces démarches, de l'étude des motivations de chacun. "Notre but est de répondre aux étudiants en souffrance et non pas de répondre à toutes les fantaisies", explique l'Université qui devrait se baser sur les critères demandés par l'État civil pour accorder ces changements.

    Depuis le 17 février 2017, une circulaire facilite les démarches pour changer de prénom. Plus besoin de passer par la case justice. Il suffit de faire la démarche à la mairie et de déposer une demande auprès d'un officier d'État civil. Outre le cas des personnes transgenres, il faut justifier d'un intérêt légitime pour changer de prénom par exemple si celui-ci est ridicule ou porte préjudice.

    S'il est possible de changer de prénom à l'État civil sous certaines conditions, l'Université de Caen prend donc la décision d'anticiper cette décision publique, en validant en toute autonomie le changement de prénom.

    Une volonté de soutenir les étudiants transgenres

    Un changement bienvenu pour Léa Lerouvillois qui a arrêté sa licence 3 en cours d'année en partie parce qu'elle ne pouvait pas utiliser son nom d'usage. "Lorsqu'un professeur fait l'appel soit on ne répond pas, soit on répond mais il faut expliquer, se justifier, ça n'est jamais évident", ajoute Samuel Andrieu, étudiant de 20 ans qui a déjà effectué son changement de nom à l'État civil.

    L'université pourra également accompagner les dossiers de changements de noms à la mairie. Avant l'Université de Caen, celles de Tours, Rennes II, Paris VII, Nanterre et Toulouse Jean Jaurès ont déjà autorisé l'utilisation du prénom d'usage.

    [Source] : tendanceouest.com par Margaux Rousset