Le billet d'humeur du vendredi 2 mars



  • Cendrine Marro, maîtresse de conférences des sciences psychologiques et des sciences de l’éducation, soutient que la définition que les gens se font de la féminité et de la masculinité est avant tout une histoire d’éducation qui commence dès le plus jeune âge. De ce fait, les erreurs faites se propagent jusqu’à l’âge adulte, la construction sociale ayant déjà été bien établie. Il serait nécessaire de faire bouger les mœurs, dès l’école afin de renvoyer une conception plus juste.

    On pourrait penser l’école impartial en la matière. Mais le ministère de l’éducation, qui se devrait d’être exemplaire sur l’égalité de sexe, signe une publicité surprenante en 2011. Les femmes sont rêveuses et les hommes ambitieux.

    On a évité de justesse la dominante rose pour Laura. Ouf.

    Julien, portant une chemise aux manches recourbées, doit probablement se dire :

    J’ai mis trois chemises cette semaine. Une blanche, une bleue et une orange. Je vais devoir faire trois machines séparées. Super ! Niveau écologie, on repassera. Cinq minutes de repassage par chemise. Et le pressing pour le costard, vous savez combien ça coûte ? Gros con d’employeur qui pense que mes fringues vont changer mes capacités à bosser. De toute manière, mes ambitions, c’est gagner de la thune !

    Et Laura, à quoi peut-elle bien penser ?

    J’aime m’asseoir sur un meuble en bois pour lire, adossée à une saloperie de bibliothèque, c’est tellement confortable… (Rire) Bordel, les types du marketing et le photographe semblent avoir oublier leur cervelle en me faisant poser comme ça. M’enfin, tant que t’as la classe, ça vend du rêve. De toute manière, mon rêve, c’est gagner de la thune !